Agée de 48 ans, Maman de 4 garçons (18 ans et des triplés de 17 ans),mais aussi Femme et Educatrice Specialisee, je vous partage mes coups de coeur, mes trucs de maman, mes petits bonheurs, mes découvertes, mes pensées...Ce blog est avant tout un blog d'échange et partage, alors Bienvenue à vous.
Je suis allée voir aujourd'hui le spectacle d'un groupe d'Orléans "LES SUIVANTS" spécialisés dans les chansons de Jacques Brel. C'était un concert extraordinaire : Un pianiste de talent, un chanteur plein d'humour et vibrant d'émotion, des chansons peu connus et vraiment bien choisies. Pour ceux qui habitent la région, je vous recommande ce groupe.
J'ai redécouvert une chanson qui correspond bien à mon cheminement actuel : SUR LA PLACE. Lisez attentivement les paroles. Personnellement elles m'ont fait pleurer :
"Ainsi certains jours parait une flamme en nos coeurs, mais nous ne voulons jamais laisser luire sa lueur...Nous n'aimons point les réveils de notre coeur déjà vieux".
Il faut savoir écouter cette voix pour ne pas laisser échapper son destin...
Sur la place
Sur la place chauffée au soleil
Une fille s'est mise à danser
Elle tourne toujours pareille
Aux danseuses d'antiquités
Sur la ville il fait trop chaud
Hommes et femmes sont assoupis
Et regardent par le carreau
Cette fille qui danse à midi
Ainsi certains jours paraît
Une flamme à nos yeux
A l'église où j'allais
On l'appelait le Bon Dieu
L'amoureux l'appelle l'amour
Le mendiant la charité
Le soleil l'appelle le jour
Et le brave homme la bonté
Sur la place vibrante d'air chaud
Où pas même ne paraît un chien
Ondulante comme un roseau
La fille bondit s'en va s'en vient
Ni guitare ni tambourin
Pour accompagner sa danse
Elle frappe dans ses mains
Pour se donner la cadence
Sur la place où tout est tranquille
Une fille s'est mise à chanter
Et son chant plane sur la ville
Hymne d'amour et de bonté
Mais sur la ville il fait trop chaud
Et pour ne point entendre son chant
Les hommes ferment leurs carreaux
Comme une porte entre morts et vivants

Ainsi certains jours paraît
Une flamme en nos cœurs
Mais nous ne voulons jamais
Laisser luire sa lueur
Nous nous bouchons les oreilles
Et nous nous voilons les yeux
Nous n'aimons point les réveils
De notre cœur déjà vieux
Sur la place un chien hurle encore
Car la fille s'en est allée
Et comme le chien hurlant la mort
Pleurent les hommes leur destinée.