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Agée de 48 ans, Maman de 4 garçons (18 ans et des triplés de 17 ans),mais aussi Femme et Educatrice Specialisee, je vous partage mes coups de coeur, mes trucs de maman, mes petits bonheurs, mes découvertes, mes pensées...Ce blog est avant tout un blog d'échange et partage, alors Bienvenue à vous.

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"Faire" pour exister

Je viens de lire un article qui m'a interpellé...donc je viens le partager avec vous, comme tout ce qui m'interpelle. Il s'agit d'un encart, dans le dossier "simplifier sa vie" de Psychologie magazine de septembre 2008 (comme vous voyez, je suis très à jour dans mes lectures !!!)
Luce Janin-Devillars, psychologue clinicienne, décrit un processus que je connais fort bien :


"Ceux qui ne parviennent pas à s'arrêter, à déléguer ou simplement à se poser pour respirer ont besoin d'être actifs pour se sentir vivants. Ils ont souvent, enfants, été sommés de faire : travailler à l'école, mais aussi jouer du piano, pratiquer le judo, etc...Ni place ni temps pour le rêve, l'ennui, les bêtises. En grandissant, ces personnes intériorisent les attentes et les projections de leurs parents anxieux.
Ainsi se construisent une "image idéale du moi", une représentation parfaite de soi-même, et une exigence de performance que viennent renforcer les normes sociales actuelles-l'absence d'activité est suspecte d'un point de vue culturel, les chômeurs le savent bien...Ces personnalités se construisent ainsi autour de la peur du vide. Il s'agit d'un déficit identitaire, d'un vide intérieur qu'il faut à tout prix combler à l'extérieur par l'action. Quand ils font, ils sont. S'ils arrêtent de faire, l'anxiété monte, le sentiment de perdre tout épaisseur s'installe, comme une petite mort d'eux-mêmes. Alors la course effrenée continue. Mieux, elle fournit son bénéfice : Une fatigue psychique et physique qui va légitimement éviter une remise en question du processus : "je suis overbooké", "je suis à plat", et dès lors, j'évite de penser et d'éprouver l'angoisse. Les plaintes à l'entourage sont un moyen d'exprimer un épuisement, bien sûr.
Mais elles viennent surtout demander cette reconnaissance dont nous avons parlé. C'est un appel à plus de valorisation, à plus d'amour : "Regarde tout ce que je fais, j'existe, aime-moi :". Un tel mécanisme inconscient engendre un dysfonctionnement psychologique qu'il est toutefois possible de réparer. Il convient d'apprendre que les creux, les baisses, l'imperfection en somme, est ce dont nous sommes faits. Aussi."


Cela me bouleverse de constater comme cet article décrit mon fonctionnement depuis si longtemps. Ce besoin tellement fort de reconnaissance, de valorisation, que j'ai toujours essayé d'obtenir par une hyperactivité. C'est petit à petit, depuis quelques mois, que je découvre qu'on m'aime pour ce que je suis...et pas ce que je fais. Que mes faiblesses font partie de moi, que l'on attend pas de moi la perfection.
Mais il y a encore du chemin à faire pour LACHER PRISE;
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K
Cet article est très intéressant. J'étais comme ça, je dis j'étais car je me suis calmée depuis quelques années, oh je ne dis pas que je ne suis plus du tout active mais j'ai appris à prendre soin de moi, à me reposer, à me faire plaisir. Mais je crois qu'il y a des moments de la vie où on ne peut pas faire autrement aussi, quatre enfants à la maison, un mari souvent absent pour son travail,... des tas de choses qui m'ont empêché de lâcher prise mais maintenant que je peux le faire, j'en retire beaucoup de bonheur. Un article vraiment intéressant et qui donne à réfléchir sur nos comportements. Bonne semaine. Bise
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M
<br /> Merci de ce partage. Bonne semaine à toi !<br /> <br /> <br />
G
c'est également tout à fait moi. Mais je sais d'où ça vient, un père rigide, voir psychorigide, un père qui me dénigrait souvent sans s'en rendre compte en plus. Bref j'ai toujours su qu'il me serait dur d'exister quand déjà je n'existe pas pour mes parents, ou si peu. Heureusement notre génération sait le mal que l'on peut faire à nos enfants, eux ne savaient pas, mais le mal est là.
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M
<br /> Je comprends ce que tu ressens...Mais en être conscient est déjà un grand pas. En découvrant cet article dans "psychologie", j'ai été vraiment bouleversée. Des mots pour décrire exactement ma vie !<br /> Mais le passé est une composante de notre vie. On doit l'accepter, faire avec et avancer malgré tout, avec le présent. A toi de jouer !<br /> <br /> <br />
L
Chère Maryvonne,<br /> On ne se connait pas encore vraiment... J'admire ton courage à publier ce qui te touche autant. Réaliser les choses, c'est le premier vers le changement.... Et c'est le plus difficile à faire.... Alors bravo. <br /> Biz
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M
<br /> Publier m'aide à réfléchir et à poser un regard comme "extérieur" sur moi. Le blog a été et est toujours une véritable thérapie, qui m'aide à "prendre mon envol" et à gagner en confiance en<br /> moi...Les commentaires me font progresser également.<br /> <br /> <br />
A
Oui, je sais, encore un copier-coller. Mille excuses, mais le message est général. Juste pour vous signaler que j’ai changé de plate-forme et voilà le nouveau lien. Je suis là maintenant : http://blogs.cotemaison.fr/aufildemesrevesdamour/<br /> Je vous souhaite à tous une bonne fin de dimanche et encore merci de toute votre gentillesse<br /> A bientôt.
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T
N'est-on pas un peu obligée d'être hyper-active quand on a des enfants, une famille, et tout le travail en plus, je l'étais aussi mais maintenant je me suis calmée et je vis beaucoup plus calmement, je n'essaie plus de me prouver quoi que ce soit , ni n'essaie d'en faire plus que je n'en n'ai la force ou l'envie. Le travail de maman n'est pas reconnu aux yeux de la famille, c'est pour cela que tu essaies d'en faire plus, toujours plus, pour avoir un peu plus de valeur à leurs yeux. La valeur qu'on se donne c'est celle que l'entourage nous reflète, à mon avis.
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M
<br /> Comme ce commentaire est vrai et vient enrichir l'article ! J'ai un entourage qui s'est "habitué" à sa situation, à ce que je fais, à mes efforts...Tout cela était normal, pourquoi donc faire des<br /> compliments ? Il a fallu une grosse crise en novembre dernier pour que mon homme comprenne que j'avais besoin d'être valorisée, complimentée, que c'était son rôel aussi de montrer aux enfants ce<br /> que je fais pour la famille et de montrer l'exemple en disant merci. Il l'a un peu compris et a fait des efforts...Mais moi aussi, j'ai acquis une confiance en moi grace à des évènements marquants<br /> arrivés à cette période. D'où tous ces petits changements progressifs dans ma vie et surtout dans ma tête !<br /> <br /> <br />