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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 18:47

a-petits-pas.jpgMême un voyage de mille kilomètres

commence par un premier pas. 

Lao Tseu.

L'article de Thierry Lefebvre, conseiller en ressources humaines sur le site Revolution RH, donnant des pistes pour ne pas avoir peur lors de reconversions ou dans notre quotidien, donne de bonnes pistes de réflexion. (Si on fait abstraction du côté militaire de sa présentation...).

 

Quelques extraits :

"Mon propos est, en m’appuyant sur ces paroles, d’appeler à la  « confiance en soi » qui émane dès lors qu’on pose soigneusement « un pas après l’autre ». Car de quoi est-il question quand on parle de reconversion, sinon de « quelque chose » d’aventureux qui, énigmatique par nature, fasse « peur » et, sinon tomber, du moins piétiner sur place et tourner en rond ?
Or c’est précisément cette frousse qui est un frein et qu’il faut minorer. En effet, s’il est vrai que, toute transformation engendre une anxiété, il est possible de lever ce stress.
Loin d’être synonyme d’angoisse et d’égarement, la reconversion devient  alors source de plaisir et d’enrichissement personnel."
"La science  procure la clef pour garder en toute circonstance la maitrise de soi-même.
Partons de cette théorie : le cerveau humain serait constitué de trois cerveaux successivement acquis.
Le premier  cerveau  est  dit « reptilien » (500 millions d’années).  Il est responsable des comportements primitifs assurant nos besoins fondamentaux. Le deuxième, le « mammalien » ou « limbique », favorise les émotions et déclenche les réactions d’alarmes. Le dernier, le plus récent, le « cortex » est le siège de la logique, du langage et de l’anticipation des actes. L’inconvénient est que dès que nous nous faisons une montagne d’un événement, aussitôt  la peur croît en flèche, ce qui a pour conséquence de diminuer la raison. Donc, pour ne pas céder  à la panique, il importe de concevoir avec objectivité la difficulté afin de minimiser la peur de sorte d’impliquer le discernement.

Autrement dit, au lieu de céder au cerveau archaïque qui pousse à fuir ou à combattre, nous
devons solliciter notre troisième cerveau, lui seul étant capable de réduire l’inhibition due à
l’amygdale."

 

"Pour donner la primauté à l‘intelligence sur l’instinct (c’est un minimum au fil des siècles…), la solution consiste à voir la montagne à déplacer non comme une masse homogène impossible à bouger, mais comme un tas de cailloux aisés à transporter.  De fait, soit vous continuez à considérer votre reconversion telle une rupture fondamentale, ce qui obligatoirement provoque en vous une frayeur paralysante. Soit vous choisissez de la regarder comme un changement, non point suprême (on jette  tout, on ne garde rien), mais évolutif, ce qui crée une volonté de cheminer plus avant. Ce mot « cheminer » est approprié puisqu’il conduit à pratiquer des petits pas et vous entraine à aller loin et sûrement (du type : ménager sa « monture »). Ainsi, face à votre reconversion, plutôt que de vous épouvanter à l’idée de ce qu’elle peut  représenter globalement, demandez-vous par quelle étape elle commence et visualisez-en les  orientations."

 

"Nous venons de l’admettre, si l’enjeu est intimidant, la peur verrouille la créativité ; « qui voit tout en noir ne peut penser blanc ! » Dès lors, le moyen le plus simple pour recabler votre système nerveux et desceller le blocage qui enraye votre inventivité est de toujours faire « simple et continu ». Cette technique est le « kaizen ». En japonais, le mot signifie changement (kai) et bon (zen). Avant de l’introduire au pays du Soleil levant qui l’utilise encore, les Américains s’en sont servis pour booster les entreprises durant la 2ème guerre mondiale.
Cette technique incite chaque employé d’une chaîne de production à analyser à son niveau  ce qui pourrait améliorer l’ensemble du processus général. Ainsi, au lieu de concevoir une transformation radicale sans garantie de réussite,  l‘alternative consiste à se fixer des objectifs modestes et graduels. En se concentrant sur de légers efforts plutôt qu’à s’engager dans de lourds travaux, le  bouleversement envisagé est davantage couronné de succès.

Appliqués à la reconversion, ces petits pas progressifs et constants reviennent non à clamer « Je veux un travail » mais à se poser inlassablement (à soi-même, à sa famille, à ses amis…) « Quel petit pas, si insignifiant soit-il, pourrais-je faire pour avancer ? ».

Le kaizen est salutaire, d’abord parce qu’il réduit la vision du challenge donc l’impact des tracas, ensuite parce qu’il vaut mieux marcher dans la bonne direction que de courir dans la mauvaise. En plus, il apprend la patience, ce qui est la meilleure maitrise du temps qui soit ; d’autant qu’en reconversion, il en faille une bonne dose !"

 

"En conclusion, pensez avec votre cerveau, ne laissez pas votre cerveau penser à votre place, au lieu du pire imaginez le meilleur, bannissez les prises de tête stériles et négatives (au « Pourquoi je n’y arrive pas », préférez « Comment puis-je y arriver ? », au « Pourquoi suis-je nul » le « Qu’estce que j’aime en moi ? », etc.)
Soyez convaincus aussi que ce sont les petites questions qui font les grandes réponses et dites-vous qu’il n’y a que le premier pas qui compte. D’ailleurs, il n’y a jamais de premier petits pas, il n’y a que des petits pas partout. C’est à vous d’en faire à chaque fois un premier à relier à un autre, et ainsi de suite… « Même un voyage de mille kilomètres commence par un premier pas. » écrivait Lao Tseu.
Enfin, n’oubliez pas de vous tenir à un credo personnel optimiste et enthousiaste, hardi et humble. Ne vous trompez pas d’objectif : la reconversion part de vous et y revient. Autrement dit l’emploi n’est pas le but ; la seule fin qui vaille c’est vous-même.
Raison supplémentaire pour apprécier, aux grandes enjambées qui essoufflent, les petits pas tranquilles qui reposent et permettent d’atteindre les cimes."

 

Voici des réflexions qui me parlent bien, à la fois en cette troisième année d'études et de reconversion, mais aussi par rapport à toutes les transformations qui sont intervenues dans ma vie.

Je me suis très souvent dit que si j'avais réellement su le contenu de ma formation, la quantité de travail que cela allait demander, l'engagement personnel que cela allait supposer, jamais je n'aurais osé me lancer dans ce grand projet.

J'aurais eu peur, je ne m'en serais pas senti capable.

C'est parce que j'ai découvert, au fur et à mesure, les travaux demandés, les réflexions à mettre en place...que j'ai pu mener à bien cette énorme challenge !

J'ai eu des moments de panique...Des "j'ai trop de travail", "j'y arriverai jamais..."

Aujourd'hui, alors que le travail est tout aussi important, et que les échéances du diplôme approchent, j'ai l'impression d'être beaucoup plus sereine. Et je crois que c'est en effet parce que j'arrive à déplacer des cailloux, les uns après les autres, au lieu de vouloir déplacer toute la montagne d'un coup.

Autre point important : Quand la panique arrive, faire revenir le raisonnement (penser avec le cerveau, ne pas laisser le cerveau penser à ma place) pour bien analyser ce qui me panique, rationnaliser, et bien vite, on s'aperçoit que cette peur n'est pas fondée. Alors je m'organise, je planifie : tel écrit sera travaillé tel jour, les autres peuvent être vus la semaine prochaine...

Je rajouterai aussi : surtout, savoir se réjouir des pas franchis. Pouvoir se dire : voila ce que j'ai fait, voila comment j'ai avancé, voila les progrès. Non seulement cette auto-satisfaction fait du bien, augmente ma confiance en moi,  mais en plus elle permet de bien voir les cailloux qui ont déjà été déplacés...

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Published by maryvonne - dans femme aussi...
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commentaires

Doucinette 30/01/2013 16:42

J'ai feuilleté les articles de ton blog j'aime beaucoup je reviendrai dès que j'aurai plus de temps ....
Ton article me correspond également le j'y arriverai jamais ..........un débat long comme un dictionnaire ...
Bonne fin de journée au plaisir de te lire ...

maryvonne 03/02/2013 19:23



Heureuse que cela t'ai plu...Je me doute que cet article correspond à beaucoup d'entre nous, car c'est naturel de se faire une montagne de tout changement ou toute nouveauté à entreprendre.


Je m'aperçois que je progresse vraiment à ce niveau, mais ça ne s'est pas fait tout seul !



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